La confiance, ça ne se fait pas tout seul!

L’instant décisif de me jeter à l’eau repose sur deux éléments: mes capacités et les conditions de l’environnement.

J’ai beau être un expert de la nage, si les conditions ne s’y prêtent pas, je ne sauterai pas. C’est une question de logique. Et de confiance!

Le mot confiance signifie étymologiquement se fier avec. C’est donc dire que la confiance ne se fait pas toute seule. Elle est une collaboration entre deux parties; une alliance entre moi et un autre, ou quelque chose.

« J’ai confiance; donc, je ne saute pas! Joie! »

La confiance peut me protéger d’un danger potentiel. C’est dans cette alliance avec l’autre partie que je peux le mieux évaluer le risque. Par exemple, je n’ai pas les capacités de nager dans cette eau froide et agitée. Et je n’ai aucun regret. L’eau n’est pas une ennemie, dont je dois me méfier. Mais en me liant avec elle, je suis informé de sa situation présente. Et en tenant compte de mon degré d’expérience, il m’est préférable de demeurer sur la rive. Il en va de même pour mes relations.

Qu’est-ce alors que la non-confiance? Elle est une rupture de l’alliance avec l’autre. Elle me sépare de la joie de sauter à l’eau si je sous-évalue mes capacités ou si je prête à l’autre des attributs erronés. Sans confiance, pas d’élan. Encore moins l’espérance de ressentir la joie! La non-confiance, ce n’est pas le paradis, car elle me garde en retrait, séparé de la vie. La confiance n’est tributaire de personne, ni de l’environnement où je me trouve. La confiance est une question d’alliance avec tout le vivant. Elle me rappelle l’unité que forment toutes les parties qui la composent, dont moi. Ce n’est pas parce qu’une personne m’apparaît menaçante qu’il faut m’en séparer. Seulement, la confiance, qui est l’alliance avec toute partie, me donne toute l’information nécessaire pour prendre la meilleure décision dans cette situation. Non, la confiance, ça ne se fait pas tout seul. Avoir confiance, c’est ce qui me sécurise.

Mais je ne dois ô grand jamais mettre la confiance dans les mains d’un autre. Pas même en la vie, car sinon je me priverais de ce qu’elle m’apporte comme information pour interagir avec le monde. Non, la confiance n’est pas en mais avec. C’est une collaboration. Oui, la confiance, c’est se fier avec… Dans cette confiance, je ne suis pas aveugle. Je vois tout, car je suis pleinement participatif de la confiance dans ma collaboration avec l’autre partie. Ma pleine présence dans cette collaboration fait toute la différence dans la confiance que je ressens. L’unité résulte de parties qui collaborent. C’est dans cette alliance que je peux ressentir la confiance qui me lie à toute vie.

Ai-je confiance en mon conjoint? En mon frère, mon amie? En la vie? Là n’est pas la question.

Ai-je confiance pour plonger avec la vie et toutes ses parties? Là se trouve ma joie, ma sécurité et, qui sait, l’infini océan du paradis…

Dis, on plonge?

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